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Bilan du ChiliQuel drôle de pays, le Chili, tout en long…coincé entre l'Océan Pacifique et les Andes...Et pas si dépaysant, les paysages urbains nous sont familiers et on se sent proche des gens et de leur mode de vie. Quant aux panoramas naturels, ils sont aussi variés que les degrés de latitude ! Une vraie richesse. Les habitants sont très heureux d’avoir des étrangers qui visitent leur pays et nous rencontrent avec chaleur. Nous avons eu plusieurs discussions avec des chiliens qui regrettent beaucoup « la Bachelet » et attendent son retour. Le président actuel ne fait pas dans le social ni l’écologie, en témoignent les grèves des étudiants en ce moment qui réclament la gratuité de l’éducation pour tous, et des projets destructeurs industriels, dont un barrage électrique en Patagonie. Ce que nous avons aimé
Ce que nous n’avons pas aimé
Un GRAND merci à Marta de nous avoir reçus et gardé nos livres, guides au chaud à Santiago. Merci à Cathy pour tes conseils ! Mag et Julien Publié à 23:40, le 15/05/2012, dans Chili, Pucón Mots clefs : Île de Chiloé et Pucón
On espère que vous avez passé de beaux jours fériés et que vous êtes en pleine forme ! Il paraîtrait que la chaleur revient ! Alors, on sort les chemisettes à fleurs et les lunettes de stars ! Île de Chiloé A Chiloé, les maisons, comme les poissons sont faites d’écailles. Les églises, classées au Patrimoine mondial de l’Unesco, sont toutes en bois, à l’extérieur comme à l’intérieur. Elles sont chaleureuses et magnifiquement construites. A Chiloé, on mange des fruits de la mer et on boit de la mystérieuse Licor de Oro. Une météo à la bretonne, alors ça change de la Patagonie et ça fait du bien de laisser bonnet et gants au fond du sac. Pas grand-chose à faire : déambuler dans des marchés artisanaux et toucher les vêtements en laine, visiter des petits ports de pêches et regarder les mouettes plonger dans l’eau et en ressortir avec leur proie. Humer la mer et manger du poisson, du crabe, des moules… Les chiliens fêtent aussi le travail, tout est fermé, alors pour l’anniversaire de Julien on mange dans le resto d’un hôtel un peu classe (pour une fois), et on se régale ! Un chien m’a aussi fait la fête en m’arrachant un bout de jean au mollet, heureusement je n’ai qu’un hématome… ils sont en général gentils, mais la nuit, en meutes ils se déchaînent parfois… Pucón Nous avons vraiment adoré cette ville, elle rassemble les ingrédients élémentaires pour notre bonheur : des maisons en bois, la nature omniprésente et des sports en plein air à foison ! Nous voulions absolument gravir le volcan Villarrica. Encore en activité, du haut de ces 2847 mètres, il surplombe la ville en crachant de la fumée. La météo est avec nous, et l’ascension ne présente pas de difficultés techniques. Par contre, le téléphérique qui nous amène au départ de la rando ne fonctionne plus, ainsi, une bonne dose d’endurance sera requise. Le samedi 5 mai au matin, nous commençons notre marche dans les roches volcaniques. Puis, une montée assez raide dans la glace avec crampons et piolets. En tout, environ 4 heures de montée. A 20 minutes du sommet, notre guide bienveillant hésite à continuer car le vent souffle très fort. Finalement, nous nous lançons, mais la dernière ligne droite est très difficile car les rafales nous déséquilibrent et des éclats de glace brûlent notre visage. Finalement, nous arrivons près du cratère. Quel instant magique ! La roche est rouge et verte, et les émanations soufrées nous picotent les narines. Une vue à couper le souffle. Quelques photos et il faut descendre car le vent forcit. Le retour est assez rapide, à chaque pas nous dévalons de plusieurs mètres dans la neige molle, puis dans les graviers et la poussière. Nous sommes heureux de l’avoir fait, mais à 22 heures nous dormons comme des bébés. Le lendemain, il pleut des cordes. Nous en profitons pour nous reposer et suivre l’élection présidentielle en direct sur le net avec 6h de décalage, depuis l’annonce des résultats, au discours du président à la Bastille. Le temps s’éclaircit enfin, et le lendemain nous allons barboter dans les sources d’eaux chaudes Las Pozones. C’est un régal de se détendre les muscles en pleine nature, certains bassins sont tellement chauds que nous devons en ressortir pour ne pas ressembler à des homards. Dans le bus de retour, nous entendons une chanson de Carla Bruni à la radio… un ultime au revoir ? Enfin, dernier jour à Pucón. Un temps radieux nous permet de monter au mirador El Cañi, à 30 minutes de la ville. 3 heures de montée raide dans une forêt bambous et d’Araucarias. Il parait que parfois on aperçoit des tarentules du Chili, malheureusement ou heureusement, nous n’avons vu que quelques vaches et des chevaux. Au sommet, une vue sur 3 volcans de la région, le Lanin, le Quetrupillán et le Villarrica. La descente est raide, nous sommes fourbus, heureusement notre hôte nous permet de prendre une douche avant de passer la nuit dans le bus pour Santiago. Pour fêter notre départ du Chili, nous nous offrons un petit resto bien sympa où Julien s’essaie à la bière locale et la viande de cerf. Nous voici de nouveaux en Argentine ! A Santiago, nous avons refermé avec émotion notre boucle commencée depuis presqu’un 1 mois. Puis, nous avons filé vers Mendoza, au surnom présomptueux de « capitale internationale du vin »… Rien que ça… !! De quoi rendre sceptique des français au lourd patrimoine génétique…un charento-bordelais et une paloise/bourguignonne/alsacienne… on goûte pour vous et on vous dira… Magali Publié à 23:52, le 11/05/2012, dans Chili, île de Chiloe Mots clefs : La Patagonie Argentine : Qué linda !!
Sitôt remis de nos émotions, nous faisons route vers le village d’El Chalten, point de base des randonnées vers le célèbre (surtout pour les grimpeurs) Fitz Roy. Là, le temps est avec nous, un soleil radieux pendant 4 jours nous permet de profiter pleinement des magnifiques paysages. C’est magique, les couleurs d’automne contrastent avec le bleu du ciel, les lacs gelés parsemés de mini icebergs nous font oublier notre énième pique-nique pain-saucisson-fromage. Et cette phrase qui revient dans mon esprit, comme si parfois on doutait du but de notre aventure : « voilà pourquoi on voyage, c’est pour voir ça ! ». Suite de notre trajet en direction du Nord, trajet en bus 22h, départ 3h50 à l’aurore, arrivée 2h du matin ! Où vont-ils chercher ces horaires de bus ? Voyage assez fatiguant mais finalement ça passe vite. Notre halte à Esquel pour voir des arbres millénaires, aura tourné court, plus de bus ni de bateau pour aller au Centre du Parc à cette saison! Nous reprenons le bus pour Bariloche. Nous rencontrons un couple de belge très sympa avec qui nous partagons une voiture de location. Deux jours de visite dans la région : la route des Sept Lacs (décevant), le « bife de lomo » au restaurant, la meilleure viande de tout notre voyage (même Mag a adoré !) et les viennoiseries de San Martin (fantastique !) et la route 63, au cœur d’une vallée encore recouverte de cendres volcaniques de l’année dernière, avec un passage dans la vallée enchantée aux falaises aux formes féeriques. Julien Publié à 15:46, le 29/04/2012, dans Argentine, San Carlos de Bariloche Mots clefs : La Patagonie chilienne
Notre trajet en avion de Santiago à Punta Arenas fût incomparablement le plus BEAU de notre voyage. De jour, nous avons longé les Andes et découvert de nombreux volcans, dont un qui dégageait de la fumée. Extraordinaire ! Et voilà, la Patagonie. Le point le plus au sud de notre parcours autour du globe, légèrement en-dessous du 53° parallèle. Notre première impression : du vent, beaucoup de vent, qui fouette et brûle le visage ; une lumière rasante si particulière, qui donne un sentiment de fin d’après-midi, même en milieu de journée ; des espaces démesurés, trop grands pour en sonder l’ampleur, immenses à en suffoquer de liberté. Punta Arenas est logé près du détroit de Magellan, célèbre par le passage des navires depuis des siècles (avant l’ouverture du canal de Panama). Nous y avons trempé les doigts en compagnie d’un chien joyeux. La ville a récemment subi des inondations et les habitants ratissent la boue en gros tas, que des pelleteuses viennent chercher. Nous avons été surpris par le nom des rues à consonance européenne, en effet, des croates, italiens, français, allemands, ont immigré ici le siècle passé. Une petite auberge de jeunesse avec un énorme poêle à gaz et un vieux chat bavard pour passer la nuit, et nous avons filé pour Puerto Natales, à 3h de route vers le nord. Les paysages sont monotones mais néanmoins grandioses : des collines roussies à perte de vue, des moutons, chevaux, et des grappes de nandous et guanacos. Dans une petite chambre avec vue sur la mer, nous préparons notre séjour dans le parc national Torres Del Paine. La météo n’est pas fameuse, nous dormirons donc en refuge. Le matin suivant, nous roulons en minibus et prenons le bateau pour arriver du côté du glacier Grey, qui n’a apparemment rien à envier au Perito Moreno. Malheureusement, le temps de marcher pour y parvenir, la neige tombe, parfois même des petits morceaux de glace. Nous rebroussons chemin trempés, et mauvaise nouvelle, pas de chauffage dans le refuge. Nous sommes au sec pour la nuit, mais cela compromet notre programme car nos vêtements de rando ne sècheront pas. Nous retraversons le lago Pehoé le lendemain afin de tenter la fameuse marche des légendaires « Tours ». Sur le lac, quelques éclaircies nous permettent d’apprécier les pics acérés et la bleuté laiteuse si caractéristique des lacs de la région. Bonne surprise, le refuge de l’autre côté est très confortable, nous nous blottissons comme des chats près des poêles à bois. Le lendemain, départ à 9h en direction des illustres Torres del Paine, symboles du parc. La légende dit qu’on ne les voit que 70 fois sur 300 (dixit un français de passage), tant ici la météo est capricieuse. Nous épargnerons un suspense insoutenable pour le lecteur… Les tours n’ont daignées nous apparaître, nous, pauvres randonneurs glacés, les pieds dans la neige. Heureusement, le chemin est splendide ! Il sillonne des forêts d’automne jaunes et rouges, entrecoupées par des torrents cristallins aux ponts ravissants. Le jour suivant, avant de prendre notre bus, tel un miracle divin, les nuages se sont dissipés et depuis le refuge nous avons admiré, de loin, une partie de ce qui nous avait été dérobé la veille. Une ruse du destin pour nous frustrer avant notre départ, ou nous encourager à revenir ? Dans tous les cas, elles étaient là, Las Torres, glacées, monumentales, à percer la voûte infinie du ciel. La chiquita Les photos, cliquez ici ! Publié à 02:50, le 19/04/2012, dans Chili, Puerto Natales Mots clefs : Valparaiso
Parfois, la beauté des choses se cachent au regard initial. Le lendemain, en sortant de l’hôtel, nous sommes éblouis tant le bleu du ciel se mêle au vert, jaune, rose, violet des maisons. Une chaleur parfaite danse avec le vent frais sur notre peau. Enfin, l’étendue marine, scintillante, à perte de vue, noie les bateaux dans sa lumière. Quelques pas sur les pavés de guingois recouvrant les rues inclinées, rivales de nos mollets indolents, et arrivés sur un point de vue, l’enchantement opère. Une mosaïque de couleurs recouvre les collines régulières. Des scènes de vie parsèment chacun de nos passages et nous enchante : un local bedonnant au chapeau, écoutant de la musique régionale sur sa petite radio ; un chien vautré dans une jardinière, haussant les sourcils avec indifférence ; des petits écoliers sautillant à la sortie de l’école et implorant leur maman une crème glacée ; une poche plastique tournoyant dans les airs dans une ruelle et dansant avec le vent. Des balcons fleuris et des majestueux palmiers agrémentent les jardins étroits. Enfin, les murs sont les pages d’un grand cahier que chacun décore à sa façon : du plus simple graffiti politique à la fresque ornementale, en passant, bien sûr, par un vers de Pablo Neruda, dont la chanson semble s’envoler dans les bourrasques de poussière pour réchauffer les cœurs désespérés. Un soir où il faisait doux, nous sommes restés assis sur une murette dans le jardin à écouter les bruits de la ville. Sous la lune pleine et son halo gris, les maisons nous font des clins d’œil, et s’élèvent des notes d’accordéon, mêlées à des chants et rires graves de pêcheurs ivres. L’essence même de l’Amérique latine nous a emplis de sa chaleur. Devant tant de beauté, je n’ai pu réprimer des larmes de joie. Magali Quelques photos de notre première semaine au Chili. Demain, nous partons en avion pour la Patagonie où nous allons remonter durant 2 mois par l’Argentine et le Chili. A bientôt pour des nouvelles ! Et surtout n'oubliez pas d'aller voter, à des milliers de kilomètres nous allons faire notre devoir de citoyens par procuration, alors pas d'excuses Publié à 01:01, le 11/04/2012, dans Chili, Valparaíso Mots clefs : { Page précédente } { Page 1 sur 12 } { Page suivante } |
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